Latitudes nomades

de retour en France

vendredi 6 novembre 2009

Etre la en ayant (souvent) la tete ailleurs

grenoble

                                              (Automne - Grenoble)

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vendredi 16 octobre 2009

L'art de l'essentiel

Nous gagnerions tant a vivre dans plus de depouillement. Mais vider sa maison, ses placards, son agenda et meme son carnet d'adresses ne suffit pas. Il faut aussi se vider l'esprit. Dominique Loreau, une Francaise conquise par le Japon, nous dit comment l'esthetique zen l'a metamorphosee.

Épurez votre maison ! Videz vos armoires ! Abandonnez vos achats compulsifs ! Mangez plus frugal ! Débarrassez-vous des tonnes de superflu qui vous empêchent de vivre ! Les injonctions de Dominique Loreau sonnent quasiment comme des ordres. Non qu’elle soit de tempérament autoritaire, mais parce que son bonheur s’est si clairement épanoui le jour où elle a osé faire le grand vide, que nous sommes formidablement tentés de l’imiter. Attention, le “grand vide” concerne absolument tous les aspects de l’existence : la garde-robe aussi bien que la bibliothèque, le garde-manger aussi bien que le carnet d’adresses ! Pour cette grande voyageuse - finalement subjuguée par le Japon zen où elle vit depuis vingt cinq ans -, nos vies sont encombrées de toutes les manières possibles : trop d’objets et trop de nourriture, mais aussi trop d’activités, trop de relations, trop de bavardages, trop de pensées... Quel que soit le domaine l’on regarde, notre espace-temps est rempli comme un cagibis, où il est impossible d’évoluer. Or, ce qui nous encombre n’est presque jamais vitalement indispensable. Toute la force de l’esprit zen est de montrer que l’esthétique naît de la seule utilité vitale. Dans un livre paru en 2005, L’art de la simplicité (Robert Laffont), Dominique Loreau nous entraînait dans son dépouillement - étonnamment sensuel -, passant d’une maison (presque) vide à un corps (presque) austère, et de là à un esprit (complètement) vivant. À la lire, un formidable désir de simplification nous avait envahis, nous aussi. Nous avons tenu à rencontrer cette femme si subtilement provocante.

Nouvelles Clés : Quand on vous lit, l’envie nous prend de vous imiter et de faire le vide de nos armoires, de nos salons, de nos agendas et même de nos têtes ! Comment vous est venu cet attrait pour le dépouillement ? Y a-t-il eu un déclic ou êtes-vous née comme ça ?

Dominique Loreau : J’ai toujours aimé l’ordre, les voyages et les belles choses. Les trois combinés vous obligent à la simplicité. Quand je suis arrivée au Japon, il y a vingt-cinq ans, j’ai voulu devenir antiquaire, tellement j’appréciais leur mobilier. Mais finalement, je me suis aperçu que cela m’encombrait plus qu’autre chose et j’ai commencé à m’en débarrasser. De toutes façons, à part quelques très beaux objets, je n’ai jamais supporté d’avoir des choses inutiles dans ma maison, autour de moi... Je pense donc que c’est dans ma nature. Pour me sentir « chez moi », je n’ai besoin d’aucun objet, mais de calme, de silence, de chaleur en hiver et de fraîcheur en été, et de la possibilité de prendre un bon bain.

N. C. :Cet art de vivre vous vient-il de votre éducation ?

D. L. : Pas spécialement. J’ai cinquante ans et j’ai donc été enfant à une époque où l’on avait beaucoup moins d’objets qu’aujourd’hui. Il n’y avait pas tellement de choses chez mes parents - cela ne nous préoccupait pas. Je n’ai jamais éprouvé le besoin de posséder beaucoup de choses. À 20 ans, j’aimais n’avoir dans ma chambre qu’un lit, un tableau au mur et un fauteuil. Mais je n’y faisais pas spécialement attention. Mon amour pour la grande simplicité m’est venu au Japon, quand j’ai vu les intérieurs zen... et le contraste que cela faisait avec leurs appartements contemporains, croulants sous les objets les plus divers. Et puis, le fait de persister à voyager m’a aidé à me défaire de beaucoup de choses. Bref, tout a concouru à ce que je ne garde avec moi que très peu de choses.

N. C. : Les Japonais d’aujourd’hui sont loin de l’esthétique zen ?

D. L. : Cela dépend... À première vue, oui. Je crois n’avoir jamais vu d’appartements aussi encombrés que ceux des Japonais ! Des accumulations invraisemblables. Il y en a partout, par-dessus les armoires, avec des boites entassées jusqu’au plafond ! Même chez les gens riches. Plus il y a de la place, plus ils en mettent. C’est affolant.

N. C. : La boulimie pourrait être considérée comme un réflexe d’affamé, qui a peur de manquer - comme les écureuils, angoissés et craignant pour l’avenir. Mais les Japonais sont riches...

D. L. : Ils ont été très pauvres jusque récemment dans l’histoire. Après la seconde guerre mondiale, ils ont tout perdu et ont complètement changé de mentalité. Ils se sont mis à travailler, travailler, travailler, pour avoir des biens matériels, pas forcément des objets de valeur. Dans les pays riches, la société de consommation a ceci d’apparemment généreux, mais en fait de pervers, qu’elle permet aux pauvres d’accumuler une quantité d’objets de basse qualité. C’est comme ça, même en France. Même ceux qui ont le moins d’argent dépensent tout pour accumuler des tas de choses superflues. La plupart des gens ne se rendent pas compte qu’ils gagneraient à vivre dans plus de dépouillement.

Cela dit, même les Japonais les plus modestes me semblent infiniment plus capables d’apprécier la beauté simple que les Occidentaux, même riches. Imitons cet aspect-là de leur culture. Leur façon d’apprécier le thé, par exemple ! Je dois dire que le thé est devenu ma drogue - en l’occurrence, le thé chinois, que les Japonais apprécient, par exemple le thé Hou Long, dont il existe des milliers de sortes - certaines plus chères que les meilleurs Bordeaux. C’est un thé un peu fermenté... Le thé vert n’est pas fermenté. Le thé anglais, le « thé rouge » ou noir, est aussi fermenté qu’une peau de banane pourrie. Le thé Hou Long n’est fermenté qu’à 30%, à l’extérieur. Ça dépend aussi de la saison, il y a le thé d’été, d’automne, de printemps... On peut être très high avec du thé. Je l’ai découvert après un grand chagrin d’amour. C’est le seul remède qui m’a permis de traverser l’épreuve !

Aujourd’hui, la sensualité du thé peut me suffire pour m’apaiser ! Elle s’intègre si bien à tout ce que le Japon m’a appris dans l’ordre des plaisirs sensoriels. Chez moi, c’est moins le toucher que l’odorat. La vue, évidemment aussi... Et l’ouïe ! Je suis en train d’écrire un livre sur la pluie. Le bruit de la pluie, sur les arbres, sur les toits, est ma musique préférée.

N. C. : L’eau nous ramène au bain, qui fait donc partie de votre minimum vital. Il ne s’agit pas de se laver...

D. L. : Mon Dieu non ! On se lave avant ! Ce n’est qu’une fois bien propre qu’on entre dans son bain, très chaud, pour méditer ou rêver. La baignoire peut être en bois de cèdre, dont le parfum est rehaussé par la chaleur... Les Français ne connaissent pas le plaisir du bain. Les sources thermales japonaises, jaillissant des rochers, offrent le summum du bonheur. Imaginez-vous l’hiver, dans l’eau brûlante jusqu’au cou, la nature enneigée tout autour, et devant vous un petit plateau en bois léger, sur lequel on a posé un verre de saké... Quand vous avez trop chaud, vous faites quelques pas dans la neige et vous revenez vite vous plonger. Rien ne peut me combler davantage. Même l’odeur du soufre y devient délicieuse. Un autre grand plaisir sensuel qu’offre le Japon est le contact du bois, surtout dans les temples et les auberges. Le bruit des pieds nus sur un tatamis de bois vous apaise et vous élève. Les Japonais ont gardé l’art de choisir des bois qui chantent sous vos pas, comme des grillons. C’est si simple !

N. C. : Dans votre appel à la simplicité, vous conseillez certes de vider armoires et maisons, mais aussi le carnet d’adresses, l’agenda et même la tête ! Vous pratiquez la méditation zen ?

D. L. : Oui, depuis longtemps, avant même d’arriver au Japon, quand je vivais aux États-Unis. Aujourd’hui, c’est cela qui compte le plus. Vider sa garde-robe ou sa maison, c’est ce que j’ai fait il y a vingt ans. Pour moi, c’est complètement dépassé - et mon livre est une synthèse des notes que j’avais prises à cette époque-là. Aujourd’hui, ce que je vide surtout, c’est mon emploi du temps. J’essaie d’avoir le plus de temps possible, de disponibilité. Je reste beaucoup chez moi, en silence. Et j’approfondis ce qui m’intéresse vraiment dans la vie. Je ne supporte plus les relations médiocres, superficielles. Je sélectionne attentivement les gens que je rencontre, les mets que je mange, les émissions que je regarde à la télévision. Je trouve triste de voir combien nos contemporains s’enlisent dans des faux problèmes. Ils se compliquent la vie. Pourquoi payer pour aller faire du sport dans un gymnase éloigné et cher, quand vous pouvez vous exercer à tout instant, par exemple en vous promenant, ou en faisant le ménage ?

N. C. : Mais dépouiller son carnet d’adresses semble plus difficile. Vous rayez les noms des personnes les moins “intéressantes” ? Le sage indien Osho disait : « Heureux êtes-vous si vous avez beaucoup d’amis. » Certes, il parlait de vrais amis...

D. L. : Or, vous savez bien que les vrais amis sont rares. Et puis, tout le monde change, dans la vie. Je crois qu’il faut laisser tomber certaines relations à certains moments. Tout conserver, pour la sacro-sainte raison qu’on connaît les gens depuis longtemps ne tient pas. Si on n’a plus d’atomes crochus avec quelqu’un, autant ne plus le contacter. J’ai laissé tomber des gens, à qui j’envoyais des cartes de vœux depuis vingt ou trente ans, alors que nous n’avions plus rien à nous dire. À quoi bon ? Un jour, j’ai décidé d’arrêter ça.

N. C. : Pour laisser la place à autre chose...

D. L. : Bien sûr. D’abord pour me libérer des fausses pressions mentales. À quoi bon entretenir de fausses relations ? Par devoir moral ? Par peur de se retrouver seul ? Les vrais amis, on a envie de les voir, des les appeler, de les contacter souvent ! On a besoin d’eux. Et on vit tellement plus tranquille, quand on a peu de personnes dans sa vie - mais qui comptent vraiment ! On est beaucoup plus disponibles pour elles... C’est comme ça que je fonctionne. Je sais que je choque beaucoup de gens (rire).

N. C. : Finalement, vous nous invitez à vider nos têtes, toutes encombrées de pensées inutiles...

D. L. : Quand vos sens sont éveillés, vous avez moins besoin de penser. Vous oubliez tout et arrivez au point zéro de la pensée, au satori que les moines zen mettent tant d’heures de méditation à atteindre ! (rire) Je ne critique pas. Ce qui me plaisait, quand j’étais en retraite zen, c’était de voir le jour se lever, après la méditation, et participer au ménage, pour obtenir un temple immaculé, calme, pur. Je ne comprenais rien aux prières, mais cela n’importait guère. Le son du gong, les voix des femmes qui chantaient, la sourde vibration des voix d’hommes. Nous passions à un autre niveau. Et je me rendais compte que c’est ça, la vie ! Chacun pourrait connaître ce bonheur s’il devenait responsable de son environnement. Il suffit d’avoir un balais et une pelle. Et un sens moral. Dans une ville où tout le monde aurait un sens moral, il n’y aurait même plus besoin de feux rouges dans les rues, les gens feraient attention les uns aux autres. Mais même sans pousser si loin, nous pourrions vivre de façon beaucoup plus simple, plus esthétique, plus conviviale si chacun se prenait en charge. Et la politique, les religions deviendraient de faux problèmes. Les Japonais sont un peu comme ça. Beaucoup plus ouverts qu’on ne le dit. Même aux autres religions : j’ai des amies japonaises qui sont à la fois shintoïstes (pour les naissances ou les enterrements), catholiques (pour leur mariage), protestantes (pour l’écoute des prédications), bouddhistes (pour la méditation)... le mélange ne les gêne pas. L’important est la foi. Ils ont généralement l’humilité de reconnaître que quelque chose les dépasse. Ce qu’ils tiennent vraiment en main, c’est la culture de leur corps. Pour eux, la nourriture, par exemple, ne se conçoit qu’à un niveau spirituel. Couper un légume avec concentration et respect - il y a beaucoup de haïkus merveilleux sur le simple petit navet, rose et blanc, posé sur une assiette de laque noire, découpé et préparé de mille façons. Ou prendre un simple bol de soupe dans ses mains : c’est un geste sacré. Soulever doucement le couvercle, humer le fumet, contempler le paysage d’un champignon, d’une noix, d’une algue. Ou bien, imaginer des filets de poisson, présentés sur un lit de glace, sur le petit comptoir en bois précieux ultra astiqué d’un restaurant modeste, avec le cuisinier en blouse blanche derrière, qui attend votre appréciation comme un jugement divin... Quel partage ! Et cela est compris, même par les Japonais les plus modestes.

Je prépare des notes sur tous ces sujets pour un prochain livre. Dans L’Art de la simplicité, beaucoup de gens n’ont vu que la première partie, qui concerne le dépouillement matériel. Alors que pour moi, c’est seulement une condition pour procéder au dépouillement mental. Maintenant, je me concentre là-dessus. Plus ça va, plus j’ai envie d’inverser la phrase de Descartes : non pas « Je pense donc je suis », mais « Je suis donc je pense. » On devrait accorder beaucoup plus d’importance à ses sens qu’à ses pensées. On capte beaucoup plus de cette façon. Il y a énormément de choses sur lesquelles on ne peut pas mettre de mot et ça ne sert donc à rien de les expliquer.

Il n’y a pas très longtemps, j’ai eu une petite illumination. Cela fait vingt-six ans que je suis au Japon... Or, les Japonais détestent tout ce qui est conversation philosophique, métaphysique, etc. Il n’en parle jamais. Même de religion. Et pourtant, ils sont très spirituels. Pour eux, l’important, c’est par exemple de bien manger, des choses raffinées, d’aller dans des sources thermales, etc. Et je me suis dit qu’en fait, eux ont compris que chercher à savoir qui on est, pourquoi on vit, où on va, tout ça est vain. Grâce à leur culture zen, ils ont compris que l’essentiel est de bien vivre et de profiter des sens autant qu’on le peut. Nous, en Occident, on se sent toujours un peu coupable de jouir. Pour nous, ce n’est pas sacré...

N. C. : Depuis quelques décennies, on essaie de changer ça. Mais les vieilles culpabilités ne s’en vont pas si facilement.

D. L. : Et l’on continue à vouloir tout expliquer par le mental et à se déculpabiliser en justifiant la jouissance par la santé. Nous devons nous défaire de toute la chape mentale que notre culture nous a injectée, par la religion, la philosophie... Essayons de vivre mieux sans forcément chercher le pourquoi de tout ! Laissons-nous aller à la paresse. On parle beaucoup de lâcher prise, mais ça ne doit pas être par réaction au stress : plutôt un état d’être, naturellement euphorique, mais sans ostentation, précieusement contenu à l’intérieur de nous.

Source: www.nouvellescles.com

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jeudi 15 octobre 2009

Ovni

En Mars on revient en France. En Avril, on commence a chercher un job. En Mai on signe, en Juin on commence. En Aout on s'installe a Grenoble. L'entre-temps est rythme par les retrouvailles familiales, les problemes de sante des enfants dont l'organisme accepte mal le changement de climat, le changement de... tout. Nous, on fait comme si tout nous etait naturel. On fait comme si. Mais on se prend de plein fouet cette epreuve du retour. Il faut composer avec la realite de la vie en France et notre regard. Biensur on est Francais, a t'on envie de repondre a qui semble parfois agace par notre regard decale. mais on est aussi un peu Japonais un peu Americain et un peu tout le reste... Souvent, cela ne represente pas grand chose. On parle la meme langue, on emploi les memes mots. Mais ils n'ont pas le meme sens...

Parmi des etres souvent grognons, pas souriants, pas courtois, hautains, incivils, pessimistes, blases (desolee), on se cree sa bulle. On interagit avec l'exterieur avec une certaine parcimonie. On sourit a qui mieux mieux. Si ca pouvait etre contagieux, l'automne jouerait a l'ete indien un peu plus longtemps...

rembea

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mardi 15 septembre 2009

4 ans !

4ansgrim

4ans

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mardi 8 septembre 2009

Note technique d'Alice Roy

Je viens de me rendre compte qu'en creant ce blog, j'avais active la fonction "commentaires". Ce n'etait pas le cas sur mon precedent blog "Un Autre Sud Ouest". Avec "Latitudes nomades" je voulais essayer et puis voila, j'ai completement omis de verifier comment fonctionnait la moderation des commentaires. Je pensais n'en avoir aucun et en fait... si ! Toutes mes excuses aux commentateurs qui ont du se sentir betement snobes... je viens notamment juste de decouvrir l'offre d'info de Sophie du Chili, pour notre demenagement international... depuis le mois de Janvier, honte a moi. And Nancy my sweet friend, I'm so sorry to notice only now that you've been supporting us here, shame on me ! Bon, Claire-Lise, j'espere que mon poulet aux epices et ma soupe de courgettes t'ont fait oublier ;-) A Dada aussi et a tous : merci pour les com ! Et puis je decouvre aussi les com bizarres de gens que je ne connais absolument pas et qui n'ont rien a voir avec la choucroute.... weird sometimes.
Voila, c'est dit !

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dimanche 6 septembre 2009

Au Parc (apres Yoyogi, puis Balboa : Mistral !)

mistral

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mercredi 2 septembre 2009

Un dejeuner de soleil

Comme ce blog, celui-ci ou celui-la, on en a reve, elle l'a fait... un tres joli blog de sensibilite franco-italienne. (merci Clea pour l'info) Enjoy!

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mardi 1 septembre 2009

6 months later

On ressent la fin d'un cycle, celui de la transition. Une energie nouvelle s'est installee. On traverse le pont Saint Laurent a pieds, au crepuscule. Grenoble ou une autre ville finalement, c'est juste vivre dans une ville Francaise. Avec ses beaux immeubles Bourgeois, ses terrasses de brasseries, ses boulangeries, ses cours Jean Jaures, Gambetta, place Victor Hugo... On retrouve toujours les memes noms de rues dans les villes. Les vieilles pierres, les paves, les pietons. On retrouve aussi la mefiance. Ne pas laisser son sac pose la. Rester toujours un peu sur ses gardes (dans nos precedents ailleurs, ce n'etait pas comme ca). On se surprend a tendre l'oreille en souriant quand on entend parler une autre langue que le francais, il est temps de partir en voyage...

Avec la montagne comme horizon, chaque rue invite a continuer son chemin jusqu'au bout, a se rapprocher des sommets et respirer un air pur. On imagine une rue pietonne qui se transformerait en sentier et nos sandales deviendraient des chaussures de marche au fil des pas.

Il est aise de s'approprier un nouvel environnement. Il est plus long de ramener son esprit reste ailleurs, seduit par d'autres fonctionnements, d'autres manieres de vivre ou de voir. Il fallait bien six mois.

gre

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samedi 15 août 2009

Le jour de la premiere quenotte

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lundi 3 août 2009

On s'installe a Grenoble

He did not think of himself as a tourist; he was a traveler. The difference is partly one of time, he would explain. Whereas the tourist generally hurries back home at the end of a few weeks of months, the traveler, belonging no more to one place than to the next, moves slowly, over periods of years, from one part of the earth to another.  Indeed, he would have found it difficult to tell, among the many places he had lived, precisely where it was he had felt most at home. 

Paul Bowles, The Sheltering Sky

Nous aussi.

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